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Tout et n’importe quoi !

 

C’était à cinq o’clock que sortait la marquise

Pour consommer un thé puis des petits gâteaux.

Le Turc de ce temps-là pataugeait dans sa crise

Et tout vient signifier la fin des haricots.

 

On était bien surpris par cette plaine grise

Quand se carbonisait la fureur des châteaux.

Il grelottait, le pauvre, aux bords de la Tamise

Lorsqu’on voyait au loin flamber les arbrisseaux.

 

Le brave a beau crié : « Ah ! Crénom saperlotte ! »

On gifle le marmot qui plonge sa menotte,

Lorsque Socrate mort passait pour un lutin.

 

Sa sculpture est illustre et dans le fond des coques

On s’excuse, il n’y a ni baleines ni phoques.

Toute chose pourtant doit avoir une fin !

 

 

Les élèves de Cm2

D’après cent mille milliards de poèmes de Raymond Queneau

 

Cent mille milliards de poèmes...
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Published by moncm2.over-blog.fr - dans poésie
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I

Le nez rouge, la face blême,
Sur un pupitre de glaçons,
L'Hiver exécute son thème
Dans le quatuor des saisons.

Il chante d'une voix peu sûre
Des airs vieillots et chevrotants ;
Son pied glacé bat la mesure
Et la semelle en même temps ;

Et comme Haendel, dont la perruque
Perdait sa farine en tremblant,
Il fait envoler de sa nuque
La neige qui la poudre à blanc.

II

Dans le bassin des Tuileries,
Le cygne s'est pris en nageant,
Et les arbres, comme aux féeries,
Sont en filigrane d'argent.

Les vases ont des fleurs de givre,
Sous la charmille aux blancs réseaux ;
Et sur la neige on voit se suivre
Les pas étoilés des oiseaux.

Au piédestal où, court-vêtue,
Vénus coudoyait Phocion,
L'Hiver a posé pour statue
La Frileuse de Clodion.


III

Les femmes passent sous les arbres
En martre, hermine et menu-vair,
Et les déesses, frileux marbres,
Ont pris aussi l'habit d'hiver.

La Vénus Anadyomène
Est en pelisse à capuchon ;
Flore, que la brise malmène,
Plonge ses mains dans son manchon.

Et pour la saison, les bergères
De Coysevox et de Coustou,
Trouvant leurs écharpes légères,
Ont des boas autour du cou.

IV

Sur la mode Parisienne
Le Nord pose ses manteaux lourds,
Comme sur une Athénienne
Un Scythe étendrait sa peau d'ours.

Partout se mélange aux parures
Dont Palmyre habille l'Hiver,
Le faste russe des fourrures
Que parfume le vétyver.

Et le Plaisir rit dans l'alcôve
Quand, au milieu des Amours nus,
Des poils roux d'une bête fauve
Sort le torse blanc de Vénus.

V

Sous le voile qui vous protège,
Défiant les regards jaloux,
Si vous sortez par cette neige,
Redoutez vos pieds andalous ;

La neige saisit comme un moule
L'empreinte de ce pied mignon
Qui, sur le tapis blanc qu'il foule,
Signe, à chaque pas, votre nom.

Ainsi guidé, l'époux morose
Peut parvenir au nid caché
Où, de froid la joue encor rose,
A l'Amour s'enlace Psyché.

                                                         Théophile Gautier

Fantaisies d'hiver
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Entre deux vers

D'un long poème

D'un poème fort ennuyeux

La cédille aux yeux de verveine

qui nattait ses jolis cheveux

rencontra l'accent circonflexe

Curieuse quoiqu'un peu perplexe

Sans moi vous l'eussiez deviné

Elle lui dit pour commencer

Quel bizarre chapeau que le vôtre

Seriez-vous par hasard gendarme ou polytechnicien

Et que faites-vous donc sur le front des apôtres

Est-ce vous la colombe ou la fumée du train

Je suis je suis gentille cédille

Le S escamoté des mots de l'autrefois

C'est à l'hostellerie qu'on emmenait les filles

Le S a disparu me voici sur le toit

Et toi que fais-tu cédille

À traîner derrière les garçons

Sont-ce là d'honnêtes façons

N'es-tu point de bonne famille

Accent bel accent circonflexe

Voilà toute ma vérité

Je t'aime et pour te le prouver

Je fais un S avec un C

Jean-Pierre ROSNAY

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pour faire un poeme dadaiste

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Météo

Humour

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Citation

"La plus grande erreur qu'un homme peut faire est d'être trop effrayé de commettre une erreur."

Elbert Green Hubbard

 

 


 

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